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Le Chemin de Fer d'intérêt local
de BELLEGARDE à CHEZERY

Etudiée par le service des Ponts et Chaussées, le Conseil Général décida de la création de la ligne et confia la concession à Mr BERGERON, entrepreneur bellegardien. La convention est signée le 23 février 1906, et une loi du 27 avril 1906 déclara cette ligne "chemin de fer d'utilité publique". La plupart des projets sont adoptés en 1907 et les travaux débutent. En 1908, décision est prise de construire une gare de jonction avec le PLM à Bellegarde. Le 17 juin 1909, la Compagnie de Chemin de Fer d'intérêt local de Bellegarde à Chezery se substitue à Mr BERGERON. Le 7 novembre 1909, le décintrage du pont des Pierres à lieu, la ligne est consolidée durant l'année 1910 et électrifiée en 1911.

La réception provisoire de la ligne a lieu le 18 novembre 1911 et la mise en service le 23 mars 1912, mais il faudra attendre le 22 juin 1913 pour l'inauguration officielle.

 

Collection Michel BLANC

Collection Michel BLANC

 

 

La ligne était longue de 19,838 Km et en site propre sur 13 Km. Seulement 5 Km empruntaient la chaussée, en voie noyée. On rencontrait de nombreuses déclivités qui gênaient l'exploitation entraînant déraillement et tamponnements... 

Après la première guerre mondiale, le trafic se développe, surtout pour les marchandises, mais le déficit d'exploitation est énorme. En mai 1937, le Conseil Général autorise la substitution des autobus et camions aux trains électriques à caractère expérimental et provisoire pour une durée d'un an. En 1938, il confirme l'abandon de la voie ferrée au profit de la route, mais compte tenu des événements, il faudra attendre le 5 juillet 1942 pour que paraisse le décret. La dépose des voies et la vente du matériel roulant vont connaître de nombreuses difficultés résultant de la guerre et de l'occupation en raison également du chevauchement de la ligne sur la limite entre les zones dites libre et occupés...


Collection ETcomp


Au départ du tramway, à la gare PLM de Bellegarde. Motrice à plateforme ouverte au terminus de la ligne. 

 

Collection ETcomp


Descente de l'avenue de la Gare en passant devant le Grand Hôtel de la Poste.

 

Collection ETcomp

 
Remontée vers la Gare après être passé sous le viaduc du P.L.M.
 

 

Crédit Photo : Collection Michel BLANC


Un document rare, une carte photo un peu jaunie, développée sans doute rapidement pour traiter l'actualité avec un tirage peu soigné... Mais bon l'essentiel est là, le déraillement du tram dans la rue en pente du quartier latin, une courbe en dévers et une installation de rails bien rudimentaire... Tous les ingrédients de la catastrophe sont là, et le wagon ne tient plus que par la grâce d'un bastaing qui l'empêche de verser contre la maison... Photo non datée, mais sans doute prise lors des essais de la ligne

 

Collection ETcomp


La gare du tramway. Nous apercevons, en retrait, l'ancien cimetière à l'emplacement de l'actuel immeuble M.R.U. La gare de Bellegarde était une gare de 1ère catégorie se trouvant à l'embranchement du raccordement de 3 files de rails, en bordure de la ligne PLM.

 

Collection ETcomp


Le pont sur la Valserine, traversée du viaduc de Bellegarde conçu pour le passage du Tramway. Un magnifique ouvrage d'art de 142 m de long qui domine la rivière de 40 m de haut et comporte 7 arches en plein cintre de 18 m d'ouverture. Au fond les bâtiments de la minoterie CONVERT qui bénéficiait d'un raccordement sur la ligne. Cela engendrait un important trafic ( près de 100 tonnes / jour en 1913 ) mais sur une très courte distance entre les moulins et la gare PLM. Le petit bâtiment à gauche du pont était le contrôle douanier car la Valserine délimitait la "zone franche".

 

Collection ETcomp

Collection ETcomp


Le village de Confort. Sur la carte de droite, nous apercevons le bâtiment de la petite gare de Confort.

 

Collection Michel BLANC

 

Collection ETcomp


La motrice et sa remorque mixte type fourgon stationnée vers La Mulaz, le Pont des Pierres apparaissant en contrebas.

 

Collection Michel BLANC

L'élévation du Pont des Pierres. 
Extrait de " L'INGENIEUR-CONSTRUCTEUR de TRAVAUX PUBLICS, n° 42 - 15 mars 1910 

 

Collection ETcomp


Collection ETcomp


Collection ETcomp

 


Extrait de " L'ILLUSTRATION n° 3480 du 06 novembre 1909 

"... Mais, en outre, le pont de Montanges se trouve à 62m,25 au dessus du thalweg (soit à peu près la hauteur des tours de Notre Dame de Paris). C'était une nouvelle complication pour l'établissement du cintre en charpente destiné à supporter les maçonneries de la voûte pendant leur construction. Il fallut édifier entre les berges trois pylônes en bois de plus de 40 mètres de hauteur assis sur des soubassement en maçonnerie dont deux fondés sur pilotis.
Des câbles d'acier ancrés dans les rochers des berges et du fond assuraient la résistance des fermes aux poussées du vent. Cette charpente préparatoire absorba environ 600 mètres cubes de bois et 30 tonnes de fer.
C'était néanmoins une carcasse relativement fragile à laquelle il eut été dangereux de faire supporter le poids total d'une voûte mesurant 5m,45 de largeur sur 2m,50 d'épaisseur à son point de départ et 1m,50 à la clef : au moment du clavage, la charge imposée au cintre eût atteint 3000 tonnes...

... l'opération délicate du décintrement a été fixée au 7 novembre. Elle consiste à ouvrir les quarante boites de sable sur lesquelles reposent les bases du cintre. A mesure que le sable s'écoulera, la charpente s'abaissera en se décollant de la voûte, et l'on commencera à pouvoir juger de l'effet de légèreté de cette arche de 80 mètres jetée entre les deux masses de roches qui enserrent le torrent..." 

Le pont de Montanges dont les plans ont été conçus et dressés par M.M. PICARD, ingénieur en chef des ponts et chaussées et DOR, agent voyer en chef du département de l'Ain sera inauguré par M. RUAU, ministre de l'Agriculture.

 

Collection Michel BLANC

Collection Michel BLANC

Collection Michel BLANC


Détails du cintre en bois. 
Extrait de " L'INGENIEUR-CONSTRUCTEUR de TRAVAUX PUBLICS, n° 42 - 15 mars 1910 

 

 

Collection ETcomp

 

Les "baraques" de chantier en photo, et le menu de la Cantine du Moulin des Pierres... 

 

Collection ETcomp


" La construction du Pont des Pierres sur la Valserine. L'ouvrage d'art exceptionnel sur la ligne, pont en maçonnerie d'une seule arche de 80 m de long et enjambant la Valserine à 64 m de hauteur. A l'époque de sa construction, ce fut le pont le plus remarquable d'Europe. La construction dura 2 ans, la mise en place du cintre et de l'échafaudage constituèrent un véritable chef d'œuvre."

 

 

Plaquette Musée des Maquettes des Travaux Publics à Millau

 

Maquette du Pont des Pierres - Photo ETcomp

 

Un petit détour par Millau, désormais connu
du monde entier pour son célébre viaduc... 
qui présente la maquette du cintre du Pont des Pierres 
dans son Musée des Maquettes des Travaux Publics.

La maquette de l'échafaudage aurait été exécutée par un 
artisan, M. VALLET de Bellegarde (source : L'Ain des
Grands Ponts de Maurice BROCARD).
Sur la maquette, 2 plaques, l'une attribuant la maquette à 
M. A. PETIT et l'autre nous citant :
M. E. PICARD Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées
M. J. DOR Ingénieur A.M. Agent Voyer en Chef
A. PETIT Entrepreneur de Travaux Publics.

La maquette déposée en 1913 au Conservatoire
des Arts et Métiers de Paris vient de ressurgir des réserves
pour être exposée au Musée de Millau...

 

Maquette du Pont des Pierres détail - Photo ETcomp

 

Maquette du Pont des Pierres détail - Photo ETcomp

Maquette du Pont des Pierres détail - Photo ETcomp

Maquette du Pont des Pierres détail - Photo ETcomp

 

 

 

 

Collection ETcomp


Le tramway à la station de Montanges. 
Sur la voie de droite, nous distinguons l'échelle roulante pour l'entretien de la ligne aérienne.

 

Collection ETcomp


La gare de Champfromier.

 

Collection ETcomp


Le tramway à la station de Champfromier près des scieries.
En plus de bois sciés, le tramway transportait le plâtre de Prébasson ainsi que l'asphalte tirée des mines de Forens.

 

"A signaler" le site "Coups de Coeur Champfromier"
 de Ghislain LANCEL et Marie-Claude BORDAT 
des documents et informations inédites :

Une photo du tramway prise par Marius CHAPPUIS...

Le discours de l'Inauguration du 22 juin 1913...

La description détaillée de la ligne du tramway à Champfromier...

... et plus encore !

 

Collection ETcomp

Collection ETcomp


Le pont d'Enfer en construction à Champfromier, 3ème ouvrage d'art important sur le ligne.


Il enjambe un affluent de la Valserine avec une arche de 18 m suivie de 3 autres plus petites de 4,40 m.

 

Collection ETcomp


Le tunnel de Domplomb, d'une longueur de 77 m au p.k. 15.

 

Collection ETcomp


L'usine électrique de Sous-Roche qui fournissait son énergie électrique à la ligne de tramway, toujours en service à l'heure actuelle, elle est pilotée depuis Génissiat. Ce fut également un lieu apprécié des "gentlemen" de l'époque qui contribua au succès commercial de la ligne, activité très rentable que la morale réprouve, mais chut !!!

(Plus de renseignements sur la petite histoire de Sous-Roche sur le site "Coup de Coeur Champfromier)

 

Collection Michel BLANC

 

Collection ETcomp

Collection ETcomp


Arrivée à la gare du terminus de Chezery.


A droite, le bâtiment en bois du dépôt-atelier.

Collection ETcomp


Vue générale de la garde de Chezery.

 

Obligation Tramways de l'Ain - Collection ETcomp

 

Action Chemin Fer Interet Local

 

Obligation Certificat provisoire Tramways de l'Ain - Collection ETcomp

 

Obligation Tramways de l'Ain - Collection ETcomp

 

Obligation Certificat nominatif Tramways de l'Ain - Collection ETcomp

 

 

L'automotrice B4 du Tramway de Chezery, constructeur de la partie électrique Jeumont,
partie mécanique (châssis et la caisse en bois) Horme & Buire.
Photographiée
dans la cour de l'usine des Ateliers de Jeumont  et mise en service en 1931.
Elle possède un compartiment de seconde classe de 24 places, un autre de 4 places
de première classe, un troisième compartiment réservé pour le service de la Poste,
le dernier étant pour les bagages. Elle est équipée d'un poste de conduite à chaque extrémité.

 

Photo automotrice aux Ateliers Jeumont - Collection ETcomp

 

L'automotrice à bogies n°4 du Tramway de Chezery,
la plus moderne du parc, fleurie et pavoisée le jour de 
la fermeture de la ligne. On aperçoit la boite à lettres, un 
local pour le Service Postal était aménagé à proximité du 
compartiment fourgon. La dépose de la voie débutera en 1939 
à partir de Chezery et sera terminé par l'occupant.

 

Collection ETcomp

 

Couverture "Les Tramways de l'Ain" Henri DOMENGIE

LES TRAMWAYS DE L'AIN.

Un magnifique livre d'Henri DOMENGIE, consacré aux tramways de l'Ain avec un important chapitre sur le chemin de fer d'intérêt local de Bellegarde à Chezery. Une importante documentation est réunie et commentée par l'auteur, un spécialiste...

Editeur :
Les Editions du Cabri
Quartier Giandola
06540 BREIL sur ROYA

Réédition en 2000

http://www.cabri.fr