Malpertuis

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Le Pas de Malpertuis

Cascade de Malpertuis (18557 octets)

 

 

 

 

 

 

Gorges du Canon du Rhône
Cascade de Malpertuis

Le Pas de Malpertuis fait partie des curiosités géologiques régionales disparues avec la construction et la mise en eau du barrage de Génissiat, au même titre que la Perte du Rhône. Le site du canõn du Rhône de Bellegarde à Pyrimont a fait l'objet d'une étude préalable destinée à montrer toutes les difficultés et tous les désastres engendrés par la montée des eaux du fleuve de son niveau actuel. Cette étude approfondie que nous devons à Edouard Alfred Martel, créateur de la spéléologie, répertorie les différents endroits dignes d'intérêt pour le tourisme, dont le Pas de Malpertuis. Martel était un ardent défenseur de la nature et durant son existence, il s'acharna à défendre les sites naturels menacés de disparition par les nouvelles technologies modernes de l'époque. La description qui suit s'inspire de la visite de Malpertuis qu'il fit en octobre 1910.

Gorges du Canon du Rhône (16998 octets)

Malpertuis, chutes et rapides (11275 octets)

Gorges du Canon du Rhône
Le Fond du Sac

Malpertuis, chutes et rapides
du Rhône

Accès par la Planche ou la Passerelle d'Arlod, l'itinéraire proposé nous faisait découvrir, dans la partie amont du canõn du Rhône les ruines du moulin de Pré-Cayla ou Prequelaz, sur la rive gauche. Ce dernier situé " sur le cours du fleuve encombré de blocs d'éboulement où ses flots grondent et écument. Plus loin, au-dessous des Fées, on distingue, à 1 kilomètre au-delà, le rétrécissement de Malpertuis, qui ressemble d'ici à une gerçure, à un coup de hache dans la roche. De ce point, on se demande où peut passer le Rhône, ainsi étranglé dans ce réduit de la largeur d'un trait de scie de 1,62 m. En face, on distingue, dans la rive droite, les orifices de la grotte de Tapet et d'autres cavités inaccessibles ".

Cascade de Nant Poé et de Champ d'Avril (16229 octets)

Le Paradis (16791 octets)

Gorges du Canon du Rhône
Cascade de Nant Poé et de Champ d'Avril

Gorges du Canon du Rhône
Le Paradis

L'expédition périlleuse de Boissell.

Le canõn du Rhône fut l'objet, en 1795, d'une téméraire descente en bateau, de Bellegarde à Pyrimont, réalisée non, sans peine par Boissell de Monville. On imagine aisément combien fut audacieuse cette navigation qui obligea l'embarcation à se faufiler entre les blocs éboulés jonchant le lit du Rhône. Au lieu-dit " Le Malpertuis ", Boissell dut hisser son bateau sur les bords rocheux du passage étroit et le remettre à l'eau plusieurs mètres en aval. Rappelons que le passage dans le rocher où s'engouffrait le Rhône n'était large que de 1,62 m. A cet endroit, on pouvait encore remarquer les empreintes dans la roche d'une ancienne passerelle de bois, détruite pour interdire le passage des contrebandiers. Martel note la présence d'énormes blocs récemment éboulés (en 1910) sous la cascade de la Glière, et qui n'auraient sûrement pas permis, en 1795, s'ils avaient été là, le passage de la barque de Boissell.

Le Rhône au Paradis (13849 octets)

Le Paradis, près de Bellegarde (13694 octets)

Le Rhône au Paradis

Le Paradis, près de Bellegarde

La Glière et la Bressanne.

En aval de Malpertuis, le Rhône s'élargissait sensiblement, or l'encaissement demeurait très important puisqu'on notait, au cap de la Glière (la plus haute des falaises), rive gauche du fleuve, " un à-pic convexe de 135 mètres de hauteur ". Par un chemin et escalier aménagé par les Forces hydrauliques du Rhône, rive droite, on pouvait traverser l'impressionnant ravin " des Gorges " et passer au-dessous de deux ouvertures de cavernes, peu profondes mais présentant des entrées en " gigantesques cintres ". C'était les grottes de la Bressanne, creusées naturellement dans la falaise du même nom.

Le canõn du Rhône cher à Martel.










Les Gorges du Canon du Rhône

Site de Génissiat
Emplacement du grand Barrage projeté

Emplacement du futur Barrage de Génissiat (17618 octets)

Conscient de la nécessité d'aménager des retenues sur le fleuve, en vue de subvenir aux besoins d'une expansion toujours plus forte du tissu industriel national, Martel se faisait l'ardent défenseur des sites naturels existants entre Bellegarde et Pyrimont. Il était fermement contre le projet de barrage unique tel qu'il existe actuellement et penchait plutôt pour la version à deux retenues, l'une située en amont du Pas de Malpertuis, l'autre en amont des pertes du Rhône. Par ce projet, les deux sites étaient en partie épargnés. Les autres raisons invoquées dans son étude faisaient part des risques d'ensablement et d'alluvionnement d'une seule retenue haute de 100 mètres. Les éboulements majeurs de Dorches et du Fort L'Ecluse étaient la preuve pour Martel d'une instabilité des rives du fleuve en perpétuelle évolution.

Bibliographie : " La France ignorée " de E.A. Martel (Edition Delagrave - 1933).

Paru dans "LE PROGRES du dimanche 9 février 1997, C'ETAIT HIER"

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